DAAU, Le VIF/L’EXPRESS

DAAU, Le VIF/L’EXPRESS

DAAU, LE VIF/L’EXPRESS

Date: 03/07/98

Flamenco, jazz, blues, reggae, tango, klezmer, manouche tsiga­ne, dance, psychédélique : les références se bousculent, dès qu’on évoque la musique bariolée et extrêmement riche des DAAU (Die Anarchistische Abendunterhaltung). Agés de 21 à 24 ans à peine, les quatre Anversois de DAAU jouent ensemble depuis les bancs d’école.

C’est l’accordéoniste  Roel qui est à la base de la for­mation du groupe. Comme ses partenaires — Han à la clarinet­te, Simon au violoncelle et son frère Buni au violon —, Roel est issu du Conservatoire.  Après avoir longtemps tutoyé les parti­tions polyphoniques de Bach ou de Haendel, Roel a décidé de voler de ses propres ailes.

« Etu­dier les partitions des autres me fatiguait. Par paresse, je me suis mis à composer. »

En dehors des barreaux dorés  la belle geôle classique, Roel et ses potes apprennent la musique buissonnière : une jungle pas­sionnante. Pas étonnant que les DAAU aient baptisé leur nouvel album, mixé et enregistré par le grand Michael Brook, We Need New Animais (Sony).

Avec eux, un instrument devient un camé­léon, capable de mimer les sonorités de ses cousins : le vio­lon se transforme en banjo ou en guitare folk, le violoncelle en guitare basse musclée, l’accor­déon en orgue électrique. Au sein de ce fascinant zoo, le jeu de Roel ne dépareille pas.

Sous ses doigts, attirés par les aven­tures flamenco-jazz, l’accordéon se découvre un nouveau timbre, évoquant tantôt l’énergie trem­blante d’un Piazzolla imbibé, tan­tôt les gueules de bois d’un pantin déglingué. Retenez ces quatre lettres : DAAU.

 

En concert à Dour, le 12 juillet (à propos du festival de Dour, lire page 70).

 

Belgique, Le VIF/L’EXPRESS 03/07/98